Avant de rentrer dans le vif du sujet dans environ 2 mois, peut-on réellement passer sous silence la période pré-hypokhâgne, celle de tous les doutes, de l'excitation, des grands questionnements existentiels?
======> Non
Une semaine après ce BAC que les étudiants qualifient sans doute à raison, d' "
insignifiant" mais dont, paradoxalement, les profs nous ont rabattu les oreilles pendant toute l'année avec de grands airs tragiques:
"Dans X mois, c'est l'examen" ......
"Les probas sont tombées à Pondichéry cette année..." ......
"Les équations horaires des mouvements de chute parabolique, important! Très important!".... hum je m'étale.
Donc je disais, une semaine après ledit bac, alors que les cernes se refusent toujours à se déloger de sous nos paupières fatiguées, que faire sinon penser à l'année suivante entre deux séances de
"je paresse au lit sans avoir à regarder ma montre"?
Bien sûr, il fait beau, le soleil n'a jamais été aussi radieux, ça sent la barbe à papa à chaque coin de rue, le soir, les jeunes sont déchaînés, la mer doit être d'un beau bleu scintillant, on peut (enfin, je peux) me repasser les compils complètes de Michel Berger en insistant bien sur "Le Paradis blanc", enchaîner avec Brel après une brève transition de Métal ou de Rock, un bon roman historique entre les mains.....
En somme,
bien sûr, c'est le
paradis, mais voilà, l'année prochaine, il y a
l'hypokhâgne.
(Si ces deux mots sont des oxymores, alors la transition va être dure.)
Au début, l'inconsciente que je suis n'angoissait pas, pas du tout même, cherchant simplement, de forums en forums, à tomber sur quelqu'un de prépa AL qui, par le plus grand des hasards, intègrerait à Lyon au lycée Herriot, histoire de se sentir un peu moins seule.
Puis cette même inconsciente est tombée sur le nouveau forum.
===> ICI <====
.... a consulté avec un intérêt curieux les blogs des "anciens".....
Et là, a commencé à se dire:
"Mais ça va être le bagne!"
De là ont découlé, les interrogations existentielles évoquées précédemment, les envies de rentabiliser le temps, même en été (parce que a priori, les hypokhâgneux semblent avoir un sérieux démêlé avec le temps).
Mais si tout d'un coup le soleil ne semble plus si radieux, la motivation est, elle, en revanche, toujours là.
On les aura, on les aura! scande la petite voix dans ma tête.
Par
"les" entendre les commentaires de texte, les disserts abominables, les thèmes, les versions, les alphabets phonétiques.... les bourreaux (les profs).... Tout ce qui constitue la part obscurément indigeste de l'hypokhâgne d'après certains...
En attendant il y a toujours ce MP3, ces écouteurs, et ce bouquin à peine entamé. Dieu merci on est toujours au paradis.