Et puis les vacances sont venues... et l'hypokhâgneux a pu poser son fardeau et contempler le monde (ainsi que ses cernes dans le miroir)

Et puis les vacances sont venues... et l'hypokhâgneux a pu poser son fardeau et contempler le monde (ainsi que ses cernes dans le miroir)
Et puis voilà... et les jours passent... et déjà Dimanche soir... C'est là qu'on s'aperçoit que les vacances ont déjà commencé et que les jours _ hélas _ continuent leur course impassible. Mais je ne vous infligerai pas mon pessimisme pour l'instant. J'ai bien dit "pour l'instant".
En fait, à ma grande honte... (mouai enfin... pas si grande que ça...) j'ai évité soigneusement ces derniers temps de jeter un oeil attentif sur mon agenda... J'avais envie d'en profiter... pleinement, de m'étendre sur mon lit et de me répéter: Lundi pas cours _ Lundi pas cours _ Lundi pas cours. Comme ça, à la chaîne histoire de bien assimiler l'information et de la savourer à chaque fois, un peu comme un carreau de chocolat... Il faut dire que cette pensée là, au moins, même si peu substentielle, ne pèse pas sur la balance. A consommer sans modération... (mais n'oubliez pas les 5 fruits et légumes par jour ^^ ==> connerie d'aliénation diététique de plus soit dit en passant)

Bref... La fin des cours, ce n'est pas seulement synonyme d'avachissement larvaire sur le canapé des parents. Chaque Vendredi des vacances est en fait clos, en prépa, par une petite soirée organisée par le bureau étudiant, ici le BDE Vara....

Que donne une soirée en hypokhâgne? Eh bien... c'est à peu près normal: l'alcool coule à flots, de grosses volutes de fumée flottent un peu partout, il y a de la musique _ très fort _ sur laquelle on peut se déhancher sans fausse pudeur (voire sans pudeur du tout), à l'étage quelques personnes cuvent leur vin sur des canapés avec l'air vague de personnes qui ont atteint le Nirvana... A part ça on ne peut pas vraiment avoir de grandes conversations (car crier plus fort que la musique il faudrait le faire)... mais on peut être heureux, un instant, se réapproprier un corps un peu tendu par les dernières semaines éprouvantes penchées sur nos feuilles de cours... en montant sur les tabourets de bar et en se donnant en spectacle par exemple ( ^^ Oui oui Hélène, je parle bien de nous XD). Du coup certaines personnes peuvent recevoir l'illumination divine au milieu des lumières tamisées, se rendre compte que vous êtes tout à fait fréquentable et pas du tout coincée... Ca fait toujours plaisir.

Bref, rien d'exceptionnel et en même temps... tellement de bons moments. Le lendemain vous vous retrouvez avec le Refrain de Lady Marmelade dans la tête sans savoir pourquoi et vous souriez à tout bout de champ... ce qui arrive rarement après une soirée à ratisser la théorie de Nietzche.

Bref... vivement la prochaine... vers Noël....

# Posté le dimanche 28 octobre 2007 17:08

Modifié le mercredi 31 octobre 2007 15:16

Quand on se rappelle de la première khôlle

Quand on se rappelle de la première khôlle
Brièvement de sortie aujourd'hui: entre la bibliothèque, le centre commercial, le métro bondé, et les rues où des bourrasques traitres rappelaient aux passants distraits qu'ils étaient bien plus proches de l'hiver que de l'été malgré le ciel bleu avenant.
Oui, c'est un fait... tout ce que je parviens à retenir depuis toutes ces années, c'est qu'à partir de la Toussaint, on commence irrémédiablement à geler, hiver ou pas. Pire période de l'année: Celle où on est bien au chaud blotti sous ses couettes le matin et qu'il faut _ horreur _ poser un pied nu par terre, et puis un autre, et s'installer en gromelant devant la table de la cuisine et regardant sa montre, l'obscurité au dehors, et en se disant: "pas envie".
Bien envie en revanche de réclamer des vacances prolongées. Mais non pas possible. Concours blanc qui point à l'horizon. Ne pas y penser, ne pas y penser... flash-back à la place: raconter tout et n'importe quoi, mais ne surtout pas parler de ce qui va venir... ^^

La première khôlle par exemple, passée Vendredi après-midi, dernière épreuve de cette moitié de trimestre. Et le fardeau de la sagesse s'est alourdi sur mes frêles épaules.... mes sourcils neigeux et ma longue barbe ont encore doublé de longeur au fil de l'heure de préparation et de passage (à la fin de l'année je vous parie que je m'entortille les pieds dedans et que je concurrence le Père Noël XD) .... J'ai fait mon baptême de khôlle avec le Français, on ne pouvait pas rêver mieux! (pourrais-je ajouter hypocritement)

En fait, nous étions les derniers à passer dans cette matière cet après-midi là, éreintés, pressés d'en finir, les yeux injectés de sang et.... (bon, ok, j'en fais un peu trop). En fait, j'ai bien constaté que les réactions de stress face aux khôlles variaient en fonction des individus. Certains par exemple, un légère rougeur aux joues ne peuvent pas tenir en place. Vous avez beau les observer avec le plus grand flegme derrière l'écran d'un ordinateur en salle de préparation et leur répéter que stresser ne sert à rien... eh bien.... c'est sans effet.

Et pourtant, la meilleure chose à faire, face à une khôlle qui approche, c'est de rester stoïque. Certes, c'est bien facile à dire... mais il suffit de se raisonner 5 minutes pour se rendre compte que, ratée ou pas, ce ne sera pas la fin du monde, et puis que, de toute manière le stress n'arrangera pas le tout. Bref, je vous conseille le pessimisme flegmatique... surtout en français où le texte de passage est inconnu et où toutes les révisions du monde pourront faire chou blanc au final.

Pourtant j'avoue... j'ai moi-même eu mon moment de stress... lorsque je me suis rendue compte que les élèves khôllés avant moi avaient tiré à la loge en tout et pour tout un petit papier avec le nom de leur extrait (des Fleurs du Mal) à étudier.... C'est que, tous avaient leur recueil sur eux... tandis que j'avais bêtement oublié le mien. Mais les happy end (et surtout les âmes charitables ==> Merci Pauline) existent parfois, même en prépa ; et j'ai pu, après cette poussée d'adrénaline, préparer mon sujet tranquille:
Les 5 Premières strophe de la Danse Macabre extraite des Tableaux Parisiens de Baudelaire.

Ca avait tout pour m'inquiéter: j'ai toujours considéré au lycée que les explications de texte étaient des sortes de "choses" un peu tirées par les cheveux, et je n'y ai jamais excellé... Mais enfin bon... partie perdante j'ai pris la chose au sérieux, cherché, écrit et me suis présentée hardie, dans le "couloir de la mort" pour passer cet entretien.

Cela fait un drôle d'effet, c'est vrai de se retrouver dans cette petite pièce exigue, meublée en tout et pour tout d'un bureau et de deux chaises (qui, je vous rassure, ne sont pas électriques). Le prof que l'on voit toujours de loin en cours, surtout quand on se place au fond, semble terriblement proche, il a l'air maussade et on s'attend au pire, surtout lorsque l'on s'est comme moi, tapé la veille un 5,5 à sa dissert. Mais je remue là des souvenirs douloureux... T_T

Enfin... on regarde ses notes, commence à parler... Pour ma part j'ai pris un certain plaisir à dérouler mon exposé, de manière nette, claire. Je ressentais quelque chose de l'ordre de la sensation un peu grisante... celle qui me prend toujours lorsque je déroule une démonstration... quitte à me viander royalement au bout du compte. (c'est du masochisme, je sais)

Cette fois-ci il s'est avéré que ça allait: 12/20

On sort de la petite pièce d'un pas de vainqueur, avec un grand sourire et non sans pitié pour celui ou celle qui attend devant la porte de passer à son tour à la guillotine.

Cette première khôlle fait partie des bons souvenirs à remuer parfois lorsqu'on est en vacances... même si ce ne sont pas les seuls... Mais ça, c'est encore autre chose.

# Posté le mercredi 31 octobre 2007 15:28

Modifié le mercredi 31 octobre 2007 16:10

Si ça se trouve, les spaghettis aussi obéissent au nombre d'or

Si ça se trouve, les spaghettis aussi obéissent au nombre d'or
La béatitude de vacances, ça tient à pas grand chose: le fait de pouvoir regarder avec mépris ses bouquins de vocabulaire et de leur dire avec un rictus (oui, l'hypokhâgneuse parle aux livres) :
_ Non, je ne vous ouvrirai pas, n'y comptez pas.
C'est pouvoir aller pédaler des heures durant, rentrer, se poser devant un énorme plat de spaghettis odorants et manger, comme une affamée:
_ Oh Papa, vraiment, je ne vais pas tout manger... j'en laisserai pour ce soir.
Evidemment, un quart d'heure après l'assiette est vide.

Des fois, je me demande si je la réussirai cette année. Si je travaille assez, si je ne m'éparpille pas. Ce matin tout ce que j'ai réussi à faire c'est avoir une longue conversation existentielle avec mon père sur le "nombre d'or" en maths.
_ TOUT obéit au nombre d'or: les pyramides, le Panthéon, les coquilles d'amonites et même nous!! S'enthousiasme-il en plantant son couteau dans le beurre Regarde, si tu te mesures des pieds à la tête ( H ), puis du nombril en haut du crâne (H1) et du sol au nombril (H2) ; tu t'apercevras que, si tu es bien proportionnée, le rapport H/ H2 sera égal au rapport de H2/H1 qui sera égal à I,6 c'est à dire au nombre d'or.

Et c'est ainsi que nous nous sommes trouvés dans le couloir, mètre, crayon et calculette en main à discuter avec animation pour déterminer qui était le plus proche de la mesure parfaite...
Pas pour autant que j'ai regretté de ne plus faire de maths en tout cas...
Et puis voilà, je feuillette d'un air distrait La pensée et le mouvant de Bergson en me disant que maintenant que j'ai pu l'emprunter, je n'ai plus aucun prétexte viable pour ne pas le lire. Allons courage, poursuivons....

Il se sera laissé aller à déduire paresseusement des conséquences selon les règles d'une logique rectiligne ; et voici que tout à coup, Devant sa propre affirmation, il éprouve le même sentiment d'impossibilité qui lui était venu d'abord devant l'affirmation d'autrui.

Je lis une ligne... mes yeux se reposent avec une certaine fierté sur mes ongles fraichement couverts de vernis noir qui dégoutent tant ma pauvre mère.
_ Tu n'as pas l'intention de devenir comme Amélie Nothomb hein?
Arf.. je ferme Bergson, saisit d'une main ferme le Gai Savoir de Nietzche (juste pour le plaisir). Mon classeur d'Anglais ouvert sur ma gauche semble me fixer d'un air de reproche. Dans la pièce d'à côté, la télé et le journal de 13h tonitrue. J'ai tout le loisir de penser que je n'aime pas la voix de ces présentateurs. Mielleux, sucrés, sont encore en train de parler de la Toussaint et des chrysanthèmes.... Allez au diable. Je vais me rabattre sur mon bouquin préféré Au bonheur des dames de Zola, même si ça ne sert à rien pour le concours blanc na.

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 07:46

Modifié le jeudi 01 novembre 2007 11:31

Spleen du Samedi

Sortir, de bon matin, son sac en bandouillère, le visage fouetté par l'air trop frais. Traits tirés, air maussade à la vue des nuages bas qui plombent le ciel. Jour en demi-teinte où on ne sait décidément plus quoi penser de sa chétive petite existence et de la manière dont on l'occupe.
Je marche, l'air sans doute terrible avec mon chignon de travers, repensant aux dix minutes passées devant le miroir à les triturer dans tous les sens pour leur donner l'air de quelque chose avant de renoncer de guerre lasse et d'attaquer à la pince. Je marche et j'ai envie de buter dans tout, les pigeons, les enfants qui crient du haut d'une fenêtre ouverte et les voitures qui manquent me rouler sur les pieds, oublieuses royales de la signification profonde du mot "passage piéton".
Il n'y a presque personne ce matin dans les rues, pas d'employés à l'air hargneux tout juste sortis de leur bol de café ou de collégiens en mode "crise d'adolescence" qui marchent d'un air farouche ou piaillent en petits groupes. En fait il n'y a personne, hormis ces voitures, la mamie devant la benne verte qui y laisse tomber ses bouteilles d'alcool dans un bruit de brisure cristallin et puis un ou deux tondus qui sortent leur chien en pantoufles avec un air à peu près aussi maussade que le mien.
Alors, cloisonnée dans mon présent j'avance, plus ou moins vaillamment vers cette bouche de métro énorme qui m'avale chaque matin, vacances ou pas... parce que je le vaux bien.
Bip-bip-bip..... Mais oui, c'est lui, le seul, l'unique: Le métro lyonnais, blanc, avec ses jolis sièges dont le velou bleu, orné de motifs indéfinissables, à force de recevoir la contrainte des postérieurs quotidiens, commence parfois à tirer sur le pâle. Aujourd'hui, presque tous les sièges sont libres mais par esprit de contrariété je reste quand même debout. Je reste toujours debout. Par habitude... Parce que dans la semaine tous les repose-fesses sont occupés et que, de toute façon quand l'un se libère, j'ai la flemme de bouger. Alors je regarde les stations défiler d'un air hagard en me disant que décidément les murs verts de la Station Foch ressemblent à de la vomissure moisie et que c'est de nouveau là que je redescendrai dans 4 jours à 7h50 pour aller me faire pilloner.
Damned... Pense à autre chose ma vieille... d'autant plus que tu ne t'es pas vraiment avancée.
Je pense... je pense... et j'ai beau penser, pas d'accord avec Descartes.... je n'ai absolument pas l'idée claire et distincte d'être. Ou alors si... si tant est qu'on puisse "être" un mollusque méningeux qui s'échappe à lui-même.
Je pense qu'on est Samedi et qu'ils ne distribuent pas les journaux gratuits les week-end. Pas la satisfaction de croiser la jeune fille blonde avec sa casquette bleue du 20 minutes qui se gèle à l'entrée de la satation République et de prendre le journal pour me jeter sur un horoscope auquel je ne crois pas mais auquel j'ai toujours envie d'accorder crédit quand il me promet monts et merveilles. Je pense au rapide tour des boutiques du Centre Ville que j'ai fait quelques jours auparavant et pendant lequel j'ai _ une fois de plus _ sombré dans le masochisme en m'absorbant dans la contemplation de la nouvelle collection chez Minelli tout en sachant au vu des petits chiffres ronds assassins de l'étiquette que, de toute manière, c'est perdu d'avance. Je pense à Claire et à Hélène, à nos retrouvailles à 3 dans la cafète de la Fac devant trois assiettes de spaghettis, frites et viande, avec chocolat chaud, et à ces fous rires à n'en plus finir.
Je pense que, dans une semaine j'aurai passé cette khôlle d'Histoire encore non révisée. Je pense que le Samedi ils ferment la FAC et que je vais devoir faire tout le tour pour atteindre la BU. Mes pieds s'en plaignent déjà.
Les pensées du matin n'ont rien de logique. C'est le vagabondage du corps comme de l'esprit sur le cahot des rails. Après la ligne A, changement de correspondance vers la ligne D. Un musicien fait sortir de son accordéon des sons plaintifs. Je songe qu'il joue, avec une hâte forcée qui gâche presque tout. Et pas une note ne s'élève sans que ne retentisse dans ma tête le cliquettement anticipé de la petite boite que sa femme avec son fichu à fleurs viendra réclamer dans deux stations quand il aura jugé que c'en est assez pour qu'on mette la main à la bourse. Ca suffit à doucher mon plaisir mélancolique de musicienne frustrée: je n'ai que 5 centimes en poche, je hocherai négativement la tête et je ne les donnerai pas.
Et puis je descends.... toujours à Monplaisir.... la routine s'installe. Sur la grande pancarte devant le club de Judo, le gamin de la pub pour une assurance quelconque dont j'ai zappé le nom me toise de son grand sourire d'enfant blond et heureux: "Faites comme Victor...."
Ca me fait penser que Claire a envie de le lincher, ce petit Victor, quand elle passe tous les jours pour aller s'affaler en amphi. Alors je pouffe en passant, un peu nerveusement. Le Mac Do, seul restaurant ouvert dans le quartier mort s'attire mon regard désapprobateur. Benji, l'année dernière, aurait crié au capitalisme. Moi je regarde, indifférente, le grand M qui clignotte, j'enfouis le nez dans le col de mon pull... et je rêve.... chocolat chaud, cheminée qui crache des flammes, gratin de pommes de terre.... rires heureux... et plage au clair de lune
Spleen du Samedi

# Posté le samedi 03 novembre 2007 18:55

Modifié le dimanche 04 novembre 2007 05:50

Put your hands into the papillotes

Put your hands into the papillotes
"Donnez moi la méthode!" crierais-je volontiers, à genoux, après avoir réclamé le temps dans un aveuglement que tout stoïcien condamnerait, que même Bergson fustigerait ... honte à moi. Honte à moi qui ai réclamé le temps sans l'intégrer philosophiquement....
Mais depuis il y a eu La pensée et le mouvant (du moins les 2 premiers chapitres - -' ==> c'est que c'est indigeste!!!!)

"Qu'est ce que le temps sinon l'hésitation même du tâtonnement nécessaire à la création?"


Vous ne trouvez pas ça beau? Moi si, ça me bouleverse: mes yeux brillent en même temps que mon coeur se fend. C'est beau, beau à en pleurer de frustration de rage lorsque l'on croit comprendre et que finalement on ne comprend rien, qu'on a passé une heure à lire vingt misérables pages et que le lendemain il n'en restera que quelques concepts flous et un raisonnement évanoui.

Fini au Bonheur de Dames à 1h du matin (heure de coucher qui devient habituelle après des soirées coupables à trainasser devant l'ordi), un grand sourire aux lèvres dans cette explosion de satisfaction renouvelée contenue qui survient à chaque fois, à l'épilogue, et qui fait _ avouons le_ tellement de bien.
Denise s'est jetée dans les bras d'un Mouret, lui, redevenu humain, par une sorte de transformation interne lorsque mis face à ses propres erreurs. Happy end! Quasi digne d'un Harry Potter avec l'Epilogue de la "famille" dégoulinant de bonheur en moins. On ne sait pas ce qu'il est advenu de Mouret et Denise, si les enfants sont blonds ou bruns, si Mme Desforges a pris sa revanche, si le vieux Bourras a fini par s'immoler du haut du Bonheur des Dames là où se dressait autrefois son établissement. On ne sait pas si le vieux Baudu a fini par creuser sa tombe une bonne fois pour toutes... Pas grave, on peut imaginer.
Mais oui, ouvrez des yeux grands comme une soucoupe, traitez-moi de fanatique ce que ne manqueront pas de faire Tite_Loon et mimy la souris ^^ ! Certains, comme Piperata Puella, dans leur grande passion de l'Assomoir, pourront toujours hocher la tête avec indulgence et me dire que non... mon cas n'est pas encore si grave. Merci à elle. Je peux encore dormir tranquille.

Après demain, c'est le retour à l'hypokhâgne, la corde au cou, avec l'impression de n'en être jamais ressortie, avec ce sentiment de fatalité et de découragement qui survient parfois, avec cette volonté de trouver la faille, de trouver comment bien travailler... avec la rage au ventre et le poing levé... et une part de désespoir. S'accrocher alors, s'accrocher de toutes ses forces avec son 13 en Philo, meilleure note, et se dire qu'il y a encore de l'espoir.
"Come on, come on, put your hands into the fire" clame la chanson de Thirteen senses découverte hier par hasard en trainassant sur Radio blog. A force de la mettre à fond, les voisins vont peut-être lever une insurrection. Allez savoir...

Au moment où j'écris, ça cogite dur dans ma tête. Je me demande comment de vais parvenir à faire pour la semaine prochaine un commentaire composé d'Italien, plan détaillé de Français (en même temps, 5,5 ce sera pas bien dur de faire mieux ==> Comment ça moi traumatisée? XD), préparer concours blanc et colles et.... et.... et..... Toujours pareil avec les vacances, on se dit qu'on va abattre du travail et au final....

Décidé [ vous l'avez remarqué ] que cet article allait être un melting pot de choses qui n'ont rien à voir les unes avec les autres... Ca reflète bien mon agitation mentale. Je saute du Latin au vocabulaire, je tombe entre temps sur le livre des Grandes doctrines Philosophiques et puis là................................................................: "Spiritualisme" (==> Oh Bergson je t'aime), "Sociologisme". Or, impossible de lire maintenant un nom en "-isme" sans que la voix du prof de philo ne s'élève amplifiée, gutturale, comme une prédiction de mauvaise augure dans ma pauvre tête tourmentée: " N'UTILISEZ JAMAIS DE MOTS EN -ISME DANS VOS DISSERTATIONS!!! CE SONT DES MOTS "PIEGE" CAR CELA RECOUVRE DES MECANISMES COMPLEXES ET VOUS FAITES DES FAUX SENS"
Je sursaute alors, je perds le fil et ferme le livre avec un geste nerveux, comme si la tentation même me brulait: "Vade retro Satanas, tu ne me corrompras point" .
Se passer une main sur les yeux et se dire que tout ira mieux... Retourner à Bergson... Pige rien à ce grand charivari de la Seconde République en Histoire.
Courage ma vieille... Ya des papillotes pralinées dans la cuisine

# Posté le mardi 06 novembre 2007 11:59

Modifié le jeudi 08 novembre 2007 06:46