"L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée" [André Laurendeau] et l'hypokhâgne c'est de croire que 2 semaines de vacances serviront à se reposer... [moi]

"L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël et trois flocons de neige toute la terre est changée" [André Laurendeau] et l'hypokhâgne c'est de croire que 2 semaines de vacances serviront à se reposer...
Jeudi 3 Janvier...
Je m'étire dans mon lit, fais quelques aller-retour chambre cuisine, entrainant, au passage, la diminution de demi du stock de pain (ahh zut, je m'étais promis d'arrêter pour 2008 ^^) , essaie de me vider l'esprit... et puis la date revient, comme une vague sournoise qui se rétracte et revient frapper plus fort dans le balancement de la mer:
3 Janvier.
C'est plus fort que moi, je ne peux pas être sereine. (Tite_lool, Piperata Puella, si vous avez un remède qui permettrait l'amnésie totale de la date, j'apprécierais ^^ merci)

En fait, mes vacances d'hypokhâgneuse n'ont rien d'un modèle. Je me suis couchée encore plus tard que d'habitude tous les soirs, ai mené une vie de débauche informatique, me suis demandé à maintes reprises si je n'allais pas m'endormir devant l'Education Sentimentale _mais finalement non. Je me suis aussi énervée contre Decitre qui n'a toujours pas livré ses commandes (il faut me comprendre, je meurs VRAIMENT d'envie de lire ce bouquin de géo de 200p sur Tourisme et Montagnes, quant à Gargantua en ancien Français n'en parlons pas!! ===> Si vous ne me croyez pas... vous aurez raison XD).
J'ai vu des amies aussi, certes plus souvent qu'en période de cours... sauf qu'on a passé une partie de notre temps à déprimer à l'Hypopothamus, en répétant mille fois qu'on aimait pas l'Hiver en sirotant des chocolats viennois (je vous préviens.... leurs cafés sont immondes, n'essayez pas) et en invectivant mon père qui a catégoriquement refusé que je passe la nuit ailleurs que sous son oeil jaloux pour la Soirée du Nouvel An.
[ Un conseil d'ailleurs, si vous êtes fille unique, que vos parents ont tendance à vous surprotéger et que vous comptez aller en hypokhâgne, ne faites pas la même erreur que moi, partez en internat ou dans une autre ville ; au moins pendant les vacances vous serez contents de les revoir et en oublierez à quel point ils sont.... pénibles ] ====> Et ne me dites pas que j'ai quand même de la chance d'être chez moi pendant l'année ou je vous étrangle vifs XD
Bref, je ne développerai pas... mais je crois que ces quelques précisions auront permis à certaines curieuses ; P de comprendre le pourquoi du comment de mon non-amour pour les fêtes de fin d'année.

A part ça, il y a quand même des points positifs. Boire des thés à la chaine, foutre le bordel tranquille dans sa chambre, se rendre compte qu'après Flaubert, Balzac c'est vraiment le pied: il donne envie de tabasser ses persos aux 3/4 détestables et de sautiller sur son lit après la dernière page en clamant "Tous des pourris, tous des pourris, Ya pas d'espoir!".
En vacances on peut aussi profiter de dailymotion pour se repasser ses dessins animés préférés en plein après-midi et en découvrir de nouveaux Le château ambulant, Princesse Mononoké, Le royaume des chats. On peut aussi faire les boutiques en se demandant comment diantre on va arriver à se libérer pour profiter des soldes qui commencent le 9 (l'hypokhâgneuse reste une fille parfois coquette).
Et puis on peut s'enfermer à la bibliothèque, pour préparer son exposé d'Histoire, entouré de gens crispés, penchés sur leur cour d'un air sérieux parce que, comme vous, ils ont peut-être besoin de se garder la conscience tranquille devant leur agenda saturé d'échéances...

3 jours... 3 jours encore pour se préparer psychologiquement à retrouver le self, les nouilles au beurre, la viande à l'air bizarre. 3 jours pour essayer de se composer un visage devant le prof de Géo lorsqu'il se remettra à nous demander le "l'exciter" avec nos "problématiques sexy", trois jours pour se faire à l'idée de passer presque tous ses Samedi matin au lycée avec des cernes de 6 pieds de long.

Faut se consoler, à la fac ils passent tous leurs partiels *air sadique*

Sur ce chers amis, Bonne et heureuse année 2008, pleine de concours blancs réussis, de khôlles aux prestations brillantes, d'enthousiasme pour travailler intarrissable.... sans oublier en option la santé (au moins l'illusion de santé ==> les anti cernes sont de plus en plus performants XD), la fortune (ok ok... avec tout l'achat de bouquins, c'est compromis), les amours (ils pourront pas nous enlever ça)

PS: Et Bon anniversaire en retard à Piperata Puella ^^ (Alors, à 18 ans, on se sent comment?)

# Posté le lundi 24 décembre 2007 12:48

Modifié le jeudi 03 janvier 2008 13:10

J'ai appris que pour être prophète, il suffisait d'être pessimiste. [Elsa Triolet]

J'ai appris que pour être prophète, il suffisait d'être pessimiste. [Elsa Triolet]
Il semblerait _ seulement _ qu'il soit deux heures du mat d'un Samedi matin de pré rentrée, il semblerait _ seulement _ que je me lève dans quelques heures pour accompagner psychologiquement une amie dans son chemin de croix fakhal, à savoir les partiels.
Oui il semblerait, mais, mes chers lecteurs, vos sens vous trompent. TOUT N'EST QU'ILLUSION!!!!!!! L'heure affichée par l'horloge parlante n'est que sotte contingence, n'y croyez pas, vous vivez dans l'erreur. Skyblog vit dans l'erreur......................... L'heure doit partir sur de nouvelles bases. Et moi, là, devant mon lexique d'italien déjà rafistolé après 3 mois de cours et mon classeur d'anglais en indigestion de feuilles... j'ai solennellement prêté serment de détester à l'avenir montres et calendriers, tout en admettant ma totale dépendance à ces marqueurs de temps abjects.
Je me suis dit que je détestais aussi la prépa de manière aigue à quelques heures d'y retourner mais que si je n'y allais pas ma vie sombrerait dans le désoeuvrement.
J'ai pensé aux contribuables et au fisc, qu'ils metteraient bien à bas tout en sachant très bien que sans lui la République s'écroulerait sur ses bases.
Et puis là.... contemplant stupidement mon nouveau mug de thé vide (hélas), j'ai platement réalisé que nous n'étions qu'inscrits dans un schéma de dépendance réciproque ébranlé de temps à autres par ces grandes aspirations de liberté qui nous font parfois battre des ailes... sauf que voler, on ne le pourra probablement jamais et c'est _probablement_ mieux ainsi.

Oui, c'est mieux ainsi. Je continuerai à aller à la BU de la fac d'un pas faussement joyeux et motivé qui ne reflètera pas une once de ma profonde décrépitude interne, et, chemin faisant, je continuerai à observer avec un rictus méprisant la dernier magasine people où les gestes tendres du Président et de la nouvelle favorite, la Brunespan sont exhibés à la populace avide en quête de romance.
Je continuerai à lire le journal d'un air critique, à écouter le présentateur radio nous déclamer les "réformes" du moment, après point rapide sur la météo Paris-Lyon-Marseille.

" Hey Claire, les ministres vont être notés maintenant! " pourrai-je lacher, exaspérée, à mon amie dans le métro qui nous conduira vers des horizons non meilleurs.
"Quel couill**!!!" soupirera-t-elle alors, ses yeux verts voilés d'une antique sagesse en mordant férocement dans son panini

Elle continuera à s'insurger sur le statut des femmes, citera le Deuxième sexe, et je pourrai renchérir en lui exposant mes grandes découvertes sur Napoléon et son code civil très "avantageux" pour le sexe dit faible.

On continuera à être des electrons libres, mécontents et marginaux. A frémir d'effroi à la vue _ récurrente _ du mot marketing à toutes les sauces. On sera ourses, on aura l'air farouche, et on crèvera dans quelques décénies, à 70 ans peut-être... sur notre lieu de travail... quand la retraite passera à 50 ans...
Parce qu'on sera pas si différentes des masses ouvrières qui nous ont précédé, dans le fond, même si maintenant deux rayons de soleil nous rendent ivres d'ambition et nous font battre des ailes plus fort.
On volera pas, on volera pas. Gros boulet de la fatalité... dérision.... Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles?

[2h31] J'ai toujours pas retenu comment on disait "un oeuf mollet" en italien, ni "un café avec un goutte de lait dedans". En plus lire une liste de voc sur la bouffe ça me donne faim. ===> Oui... après une grande réflexion pessimiste sur l'avenir qui se profile, je reviens à des considérations plus prosaïques. Mon estomac. Mais on s'en fiche. Se coucher... bonne idée peut-être?

# Posté le vendredi 04 janvier 2008 20:46

"Bonne année, j'espère que vous avez passé de bonnes vacances... Sortez une feuille...." ==> Moi je dis, heureusement qu'il y a les soldes

"Bonne année, j'espère que vous avez passé de bonnes vacances... Sortez une feuille...." ==> Moi je dis, heureusement qu'il y a les soldes
Tiens, si j'allais écrire un ptit article sur mon blog! Pleine d'allégresse je me rue sur le PC, réécris 36 fois la phrase de début _ ce qui ne m'arrive pourtant jamais_ finis par m'énerver sur mon clavier et renonce en fin de compte à faire une entrée brillante. Deviendrais-je une traumatisée de l'introduction?
Grande question philosophique que je me pose à présent devant un plat de pates froides. Elles ont toutes adhéré les unes aux autres ce qui n'en rend que plus fastidieux le _en soi_ fastidieux exercice de manger proprement. Loin des yeux de mes compagnons de cours civilisés (?), je revire à l'état sauvage, l'état de nature peut-être même... et, préférant décidément le sentiment de satiété à la perte de la masse adipeuse qui s'est insinuée autour de mes hanches je mange quand même, avec une certaine férocité.
Vous l'avez deviné, sortie de cours, après les envolées lyriques du prof de Français sur l'incipit du Conte du Graal me revoilà, dans le désordre relativement maitrisé de ma chambre, non sans avoir, depuis le couloir, jeté un regard compatissant d'incompréhension totale à ma mère absorbée devant Derrick comme les chevaliers d'autrefois pouvaient l'être devant le Graal. Le contraste est saisissant... Dans une poussée de politiquement correct je ne hasarderai pas le mot navrant.

Mais passons....

Une semaine de cours derrière nous, il en reste 5 à présent avant les Vacances d'Hiver. 5 seulement riches en stress (la vitamine de la prépa), et à concentration de DS très élevée... A l'heure actuelle je me demande encore si je finirai ou non par criser et puis je retrouve espoir, on se sait comment...
Peut-être parce que les températures sont redevenues supportables et que j'ai jusqu'à maintenant tenu ma bonne résolution de me coucher à minuit maxi ce qui me redonne à peu près l'air humain.
Peut-être parce que j'ai décidé de laisser le temps s'écouler, cessé de trop me projeter en avant. Allez savoir...

Somme toute je comprends les Khâgneux. La période Janvier/Février est bien une de celle où le plus de pression repose sur nos faibles épaules. Cette semaine, je l'ai passée à transiter par tous les états de nervosité jusqu'au stress.
Lundi à me dire = Merde, tu as repris
Mardi, devant les devoir s'entassant à criser, étouffant au bout de 30 min à la bibli, marchant dans tout Lyon pour me détendre pour finir par rentrer at home sweet home pour m'affaler devant "Shakespeare in love", baver devant les acteurs et finir par me calmer en pleurant à la fin du film.
Mercredi = à plancher sur des DS surprise (d'où l'intitulé de cet article)
Jeudi à faire le marathon entre midi et deux pour aller faire les soldes
Vendredi à me dire que la Politique en philo c'est vraiment génial

Samedi à faire l'inventaire de la semaine ignoble que j'aurai à endurer dans 7 jours:
Exposé d'Histoire _ Khôlle d'Histoire _ DM D'Histoire
2 DM D'Italien = Résumé + Version + Commentaire composé (en italien)
DM d'Anglais = Version hard sur Dickens
Plan détaillé de Philo en 2h
5h de Dissert de Français sur table
Pourquoi, mais pourquoi diantre les profs nous mettent-il tout en même temps?

Au téléphone, j'expose mes échéances d'un air léger à une amie de la fac qui prend un ton navré et incrédule ; j'éclate de rire en fin de compte parce que finalement je me dis que je m'en sortirai quoiqu'il en soit... bien ou mal... et que la vie continue.

C'est comme ça qu'en prépa on apprend à relativiser, surtout, SURTOUT quand le soleil revient.

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Réponse à Mélanie :
Tout d'abord merci pour tes compliments, ça fait toujours plaisir, surtout en prépa où on en a pas forcément très très très souvent XD.
Alors pour ce qui est de prendre italien LV3 au lieu d'Allemand LV2 oui, c'est tout à fait possible. Une fille de ma classe est dans ce cas. On peut même prendre sa LV2 en LV1 si on le désire (nous on a eu 1 mois pour décider de nos Langues vivantes et autres options). Il faut savoir tout de même que si tu veux, en plus de l'enseignement obligatoire "italien LV2" de 2h, prendre l'option italien qui t'en rajoute 2 autres, tu seras pendant les deux heures d'option italien, avec les LV1 italien (c'est du moins ce qui se passe ds mon lycée), alors autant avoir un bon niveau.
Ceci dit, courage, diversifie tes voeux pour l'hypokhâgne et tu verras, tu seras prise !!
Si tu as une quelconque autre question, encore une fois n'hésite pas ^^

# Posté le vendredi 11 janvier 2008 08:41

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 11:35

Je savais bien que j'aurais du mettre cette khôlle un Jeudi soir... ===> De l'auto flagellation et de la férocité de l'individualisme khôllesque en prépa

Je savais bien que j'aurais du mettre cette khôlle un Jeudi soir... ===> De l'auto flagellation et de la férocité de l'individualisme khôllesque en prépa
La compétition en prépa... on en dit beaucoup, peut-être trop... Tout doit dépendre des établissements...

Et moi je ne vous en parlerai guère je pense, à moins que les gens de la classe ne passent pendant les vacances dans un colimateur qui les formaterait en vicieux nevrosés dont la seule attente serait de crever les yeux à leurs voisins. Autant dire que la probabilité est très très très très faible... Mais elle est là toutefois. ^^

La prépa... havre de paix, terre des bisounours pour autant? Pas si sûr...
Eh bien oui, parce qu'en prépa il y a les khôlles... enfin... l'inscription sur le planning des khôlles devrais-je dire, qui se renouvelle à chaque trimestre, dans chaque matière.... Les salles de cours se muent alors en véritable théâtre d'évènements tragiques.

Il faut s'imaginer la scène tout d'abord. Des élèves qui rentrent de vacances, cernés jusqu'aux oreilles parce qu'ils n'ont pas profité des 15 jours pour dormir... loin de là. Un professeur, sourire sadique, qui reprend le fil d'un cours, après une interro surprise pour les remettre dans le bain, et qui leur glisse au passage un gentil petit:

_ Je déposerai le planning des khôlles pour que vous vous inscriviez..

Là, les hypokhâgneux soupirent et se rendent compte, découragés, que tout recommence bel et bien alors qu'ils avaient bouclé leur fichues khôlles juste avant les vacances et avaient l'impression que c'était fini.
Eh bien non. Une nouvelle ère commence, une ère de souffrance, de coups de stress et de possible découragement... Amen...

Ahhhh c'est un grand moment d'ailleurs que celui où la masse hypokhâgneuse, raz de marrée de gentils élèves disciplinés, fond vers les kholloscopes.

_ Tu as vu un peu, quand on est installés devant, comme par hasard les profs posent les khôlloscopes au fond de la salle, et quand on est installés au fond il faut qu'ils les posent devant. gromelle Benoît

J'aquiesce. C'est vrai quoi à la fin. Ils le font exprès, vraiment les profs ou quoi?

Déjà devancés par les rangs plus proches, ce n'est qu'impuissants que nous pouvons assister à la ruée vers l'or qui se déroule sous nos yeux tout en essayant de nous fondre dans la masse. Oui, vraiment, très grand moment ces quelques minutes au cours desquelles 50 personnes jouent des coudes autour de simples feuilles, stylo en avant, les yeux brillants de fièvre... et ce... dans le simple but d'inscrire... leur nom en face d'un petit horaire.
C'est là que les drames se jouent et se déjouent... qu'un stylo sorti d'on ne sait au bout d'un bras tendu parmi une multitude vient affirmer sa propriété sur une petite case dans laquelle vous visiez absolument de vous inscrire. Vous vous rendez compte que vous n'allez pouvoir prendre qu'un horaire en milieu d'après-midi... ce qui vous cassera à coup sur tout votre petite organisation, vous empêchera de rentrer chez vous et de vous affaler sur le fauteuil pour souffler, regarder un film, ou juste fondre en sanglots un bon coup.
Ahhh la prépa, quel univers impitoyable.

Oui univers impitoyable... et quand les profs se mêlent de fourrer leur nez dans la réorganisation du planning de khôlle, ça devient un véritable cauchemar.

Parce que des fois, je vous rassure, vous parvenez héroïquement à dégotter l'horaire et la date qui vous conviennent... sauf que....

Flash back _ Première semaine de la rentrée _ Jeudi _ Cours de Philo _ Pause de 10h _
Après une héroïque mêlée, votre très fidèle reportrice hypokhâgneuse est parvenue à placer sa si redoutée khôlle de Philo après un Vendredi aprèm après les vacances de Février et ressent une impression de béatitude profonde.

Moi *petit sourire autosatisfait aux lèvres*: Alors Benoît, tu as réussi à la caser ta khôlle?
B: Je dois être suicidaire mais oui, pour le 5 Février... il n'y avait pas d'autre choix
Moi *air compatissant mais sourire doublement sadique* : Oh, c'est bête! Non mais ça va, relativise! Ce sera la même semaine que le DS de Philo, au moins tu pourras tout réviser en bloc.
B: Oui, sans doute!

La masse hypokhâgneuse rentre en cours. Les options Lettres Classiques et Géo se plaignent au prof de philo: z'ont pas réussi à se caser sur le khôlloscope à cause des horaires incompatibles.
" C'est bête mes cocos! " Je pense, toujours en mon fort intérieur avec un air très vertueux qui ne laisse rien présager du rire démoniaque (niark niark niark) qui se déchaine dans mon esprit machiavélique.

J'étais loin alors de présager que tout se retournerait contre moi! (vous apprécierez l'effet dramatique intense)

_ Ceux qui se sont inscrits le Vendredi après-midi! lance le prof de philo à la cantonnade, il va falloir que vous libériez des places. C'est la seule possibilité pour les Lettres Classiques.

La petite voix dans ma tête s'affole. Et merde, et merde, et re-merde! Tu t'es inscrite un Vendredi aprèm, DANGER!!!

_ ................................. Par exemple..... Hanna-Nejma.... Vous ne faites pas option Géo... et vous êtes libre les Mardi après-midi
*moi, pleine d'aplomb* _ Euh... ça dépend... Parce qu'avant les vacances mes Mardi après midi sont déjà tous pris par des khôlles.
_ Ah vraiment? Le Mardi 22?
_ J'ai khôlle
_ Le Mardi 14 Février?
*air faussement désolé* _ Khôlle aussi
_ Le Mardi 29 Février?
_ Khôlle aussi

.......................... Le prof commence à s'énerver. De la fumée lui sortirait presque des oreilles

_ Le Mardi 5 Février?
*air pitoyable* _ Pas khôlle

_ Eh bien vous voyez! Tout s'arrange! Et vous vous êtes même mise avant les vacances!!!!

Il a un sourire radieux... oui... radieux et sadique... en gros un sourire loin d'illuminer cette journée déjà désertée par le soleil. Dans les rangs de devant un bon nombre d'élève me regardent en se marrant.
KO en 5 Rounds....
Je rumine.
Ma voisine de classe m'adresse un sourire (faussement? ) compatissant:
_ Ah je te plains. C'est sur que c'est agaçant......... _ 30 secs de pause _ Je peux prendre ta place pour la khôlle au fait?

Dans ces cas là il faut sourire et prendre l'air gracieux. Ne pas laisser l'envie de meurtre transparaître dans ses yeux:
_ Mais oui bien sûr.

La petite voix dans ma tête me hurle: "Si tu t'étais mise un Jeudi soir pour cette khôlle tu n'aurais pas eu de problème espèce de nouille!"
Benoît à côté me sourit: _ Eh bien il y a pire, toi aussi tu vas passer la semaine du DS de Philo, juste après moi en plus!

"Ouai ouai"... je hoche la tête....

Quand ça arrive aux autres c'est sûr, je trouvais ça beaucoup plus drôle

Moralité ===> Réfréner son sadisme..... parfois....
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# Posté le dimanche 13 janvier 2008 04:25

Modifié le vendredi 25 janvier 2008 17:03

Goûter aux nuits blanches à répétition, voir le travail s'entasser et se dire... Et alors?

Goûter aux nuits blanches à répétition, voir le travail s'entasser et se dire... Et alors?
Mois Janvier, c'est peut-être là que la prépa commence vraiment à devenir la prépa. Je veux dire, le travail qui s'entasse, s'entasse et s'entasse encore, qu'on accumule avec un air de plus en plus distrait au fur et à mesure que l'anxiété se mue en indifférence blasée. A l'inverse du début de l'année où le moindre petit DS nous mettait sur les charbons ardents, maintenant on commence à relativiser. On bacle quelques fois. On se dit que quoiqu'il en soit en s'en sortira toujours... et on découvre les nuits blanches, à répétition parfois, avec les tasses de café, les cernes de plus en plus creusés mais souvent une bonne humeur indéfectible. Cherchez l'erreur....

Tout cela me fait remonter à la semaine dernière. La semaine de la dissert de Français de 5h du Samedi matin [un théoricien a dit: c'est au fur et à mesure qu'il s'éloigne de la poésie que le roman se fait roman, qu'en pensez-vous?] , de l'exposé d'Histoire [Les grands magasins ===> au moins un super sujet ====> oui je suis une fan de Au Bonheur des Dames], du nombre incalculable de DMs, de la khôlle d'Histoire, du DS de Philo (oui oui, hypokhâgneux des îles ou d'ailleurs nous vivons tous la même galère)... Ze semaine....

Tout a commencé le Vendredi soir, passé à relire paresseusement des notes de français jusqu'à 3h du mat en se disant: "Ma vieille de toute c'est mort, tu n'y arriveras pas, tu vas bourrer ta copie de banalités, le prof te la rendra, constellée de points d'interrogations rageurs, tu regarderas la pluie tomber en ayant des envies suicidaires de plonger dans le Rhône".
Le Samedi s'est inscrit dans ce joyeux prolongement: se coucher à 6h du mat pour boucler le dossier de l'exposé d'Histoire de Lundi.
Le Dimanche en fut l'apothéose puisque, après une "courte nuit", la journée a été occupée à batailler avec du vocabulaire, et récidiver en se couchant encore à 6h du mat pour finir les DMs. Sachant qu'il a fallu se lever 1h plus tard, flageollante pour se forcer à aller en cours.

N'en déduisez pas que ce soit si terrible que ça... Tout est question d'organisation... Sauf que de l'organisation on en a pas forcément (ben oui, souvent en rentrant de cours on a juste envie de s'étaler comme un loukoum sur un fauteil et plus bouger), et que quand les profs se mettent à vous donner des devoirs sans prévenir, 2 jours à l'avance, votre organisation, forcément, elle est un peu mise à mal. Mais ils le font exprès bien sûr. La prof d'Anglais, devant nos mines allongées, son petit sourire au coin des lèvres, nous répète inlassablement: " To be a teacher you HAVE to be sadistic ".
Alors on se plaint entre nous, on auto-dérisionne sur nos propres performances, même si parfois, quelques résultats nous nouent les trippes quand on y pense... même si parfois on se dit qu'on ne tiendra pas le coup.

Et puis les semaines s'enchaînent toujours, sans qu'on puisse vraiment se dire: la prochaine sera meilleure. On s'y habitue. On profite de l'instant présent. A midi on est heureux du bref moment de répit devant les légumes baignant dans la graisse et la viande incoupable. Dehors il fait froid. Quelques moments de coquetterie quand une camarade se retourne et lance "Oh, elles sont jolies tes bottes, j'aime beaucoup" __ "Merci".

Le problème c'est aussi que, faisant fi des conseils de notre vénéré professeur principal (Mr Philo), je commence à y prendre goût à ces nuits blanches. Je commence à prendre goût à cette cartographie faite à 2h du mat et à cette étude de docs d'Histoire enchaînée à 4 devant un bol de café refroidi et les immeubles aux lumières éteintes. Ca rappelle les petits récits du prof de Français qui nous parlait d'un Balzac qui passait des nuits enchaîné à sa table à produire, produire pour les journaux locaux... histoire d'avoir quelques sous pour payer ses créanciers. Rien à voir, c'est vrai ____ qu'est ce que vous voulez....... avoir l'illusion de se rapprocher (infinitésimalement) de la vie bohème des grands hommes ça apporte parfois consolation, quand la fatigue écrase.

Il y aura des jours meilleurs.... En attendant c'est le règne des sleepless nights.

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Pour tous ceux qui veulent des renseignements mon adresse msn est hannanej_salam@hotmail.com
(je l'indique aussi pour que les gens qui m'ont demandé de les rajouter dans mes contacts sachent qui je suis... on sait jamais) Bonne semaine à tous, et merci pour votre soutien et vos commentaires XD

# Posté le vendredi 25 janvier 2008 17:05

Modifié le dimanche 27 janvier 2008 08:20