Veille des vacances... je me rappelle...
bilan...
Je me rappelle que j'avais peur de ces 6 semaines, que je me disais
_ stoïquement_ que j'allais crever. Bien entendu on ne crève jamais. En revanche on en a marre, on compte les heures qui séparent des vacances, de la dernière sonnerie. Dans un grand élan d'enthousiasme on se dit que ce konkhour blanc de la rentrée on s'en sortira brillamment, parce que ces deux semaines on va bien bosser... A la conquête du temps perdu en quelque sorte...
Bien sûr c'est une
utopie. A la veille de la rentrée je serai peut-être en train de criser et de culpabiliser à mort... mais peut-être pas. Les vacances ramènent l'espoir de faire mieux
_ la prochaine fois, au prochain DS, à la prochaine khôlle. On se dit toujours ça... sauf que les prochaines fois ne sont pas sans fin, l'année trouvera bien un terme.
A ceux qui me lanceront
_comme dans un commentaire plus haut_ que "si mon but était de présenter la prépa, eh bien c'est raté, et que tout ceci est sans intérêt" je dirai
_sans vulgarité_ ....
que m'importe!!!....
C'est un blog, des états d'âme, des évènements plus ou moins marquants, mais je suis bien placée, après tous les blogs que j'ai lus moi-même pour savoir que la prépa, on ne la lit pas, on la
vit et que toutes les descriptions du monde ne la dépeindront jamais avec succès. Alors ceux à qui ce blog plait... tant mieux.... les autres.... rien à cirer...
Ceci étant dit... Pour ne pas offenser quelques puristes du genre de ce commentateur
"juge de l'inutilité", je ne dirai donc pas que je vais vous présenter les
khôlles, mais au contraire que je vais vous en donner ma vision, complètement inutile soit dit en passant et qu'il ne vaut absolument pas la peine de lire.
Les khôlles, c'est peut-être ce qui me faisait le plus peur pendant les vacances d'été. Une khôlle d'anglais? Une demi-heure à parler dans le langue de Shakespeare?
IMPENSABLE!!!!! Préparer un plan, une problématique et un oral en 1H seulement?
C'EST PAS POSSIBLE!!!!!! Et vas-y que je te regarde les khâgneux à la rentrée avec un respect horrifié. ___
Ils ont survécu.
Je vous rassure, en quelques mois les choses changent..... vous pouvez prendre un petit air blasé, un air supérieur... vous dire que vous en avez vu assez et dresser une
typologie du type de khôlles.
Ben oui, parce que ces braves khôlles.... elles ont beau se ressembler... elles sont toutes tellement uniques... ^^ ... ratées ou réussies, improvisées ou préparées sérieusement... c'est une expérience
TELLEMENT inoubliable!!!!!
Là il faut m'imaginer avec un sourire freedent
(comme les bonnes femmes à l'air heureux dans les pubs), debout, devant le "couloir de la mort"
(là où on sont les petites salles où on passe les khôlles), en train de brandir une pancarte avec écrit dessus:
"Les khôlles? Depuis la première, rien n'a plus jamais été pareil! "Il y a quelque chose de louche derrière tout ça?? ..... Vous pensez? Eh bien.....
vous avez raison ^^....
Mais expliquer les khôlles à ma sauce, c'est d'abord repartir dans un petit flash back:
D'abord il y a la première khôlle: C'est le grand évènement, marqué d'un grand cercle
rouge sur l'agenda. C'est la khôlle d'un début de prépa, avec ses doutes, ses remises en question, ses envies de bien tout faire...
Pour moi cette première khôlle c'était celle de Géo. On avait deux bouquins à lire un sur la
Géopolitique des drogues, l'autre sur la
Méditerranée... et quand j'y repense... c'était marrant.... Enfin... marrant, je me comprends. Disons qu'on était tous bien
angoissés face à ça et que rétrospectivement ça nous semble hautement dérisoire.
On se demandait mutuellement avec une certaine tension dans la voix et le regard:
"Tu as pris comment tes notes pour ces livres?____ Parce que le Que sais-je il est déjà assez dense! Je ne vois pas comment dégager les axes principaux!! Et puis j'y ai passé tout mon Samedi déjà!!!"On sautait sur ceux
_ les survivants_ qui étaient sortis du couloir de la mort, les regardant avec admiration lorsque leurs résultats étaient bons............... :
"Tu as eu combien?"
"11"
"Waouuuu c'est bien_ Madame Machin est hyper sévère en plus!!! Et tu es tombée sur quel sujet?"
"Les routes de la drogue"........................avec pitié lorsqu'ils s'étaient viandés monumentalement:
"J'ai eu 5: c'était un hors sujet complet!!!"
"Aïe ma pauvre"
"Oui eh bien maintenant j'ai compris au moins! Elle veut qu'on fasse un plan complètement scolaire et qu'on lui sorte des exemples hors bouquin!" C'est à ce moment là qu'on commence... comme vous le voyez, à se faire une petite idée des manies des profs, des choses qui les ravissent ou qui les agacent... et qu'on commence à appliquer nos théories... avec plus ou moins de
succès par ailleurs....
Cette première khôlle, on s'y prépare avec dévotion, arrière goût de pessimisme latent dans la bouche cependant, parce qu'on se dit que de toute façon, les probabilités sont très fortes de se
louper... sans même savoir pourquoi. Quand on en sort on est en revanche très très heureux, même quand on l'a ratée (si si si!!!)... on voit un peu le khôlleur qui nous a corrigé comme un
Messie qui nous a indiqué la voie... On est revanchard, on a envie de bouffer le monde et de repasser d'en repasser de ces oraux! De faire mieux! Tout jours mieux.
(C'est un symptome que je dirais "de l'euphorie post khôllesque" _ effets se dissipant au bout d'une soirée en général) ^^Il y a les khôlles du Samedi matin aussi: Pour vous récompenser de l'incroyable effort fourni en vous levant aussi tôt pendant un jour en principe chômé, quelques profs bienveillants vous apportent des croissants chauds et vous en régalent à la fin de votre petite prestation oratoire.
La seule khôlle passée le Samedi Matin, c'était pour moi la deuxième khôlle de l'année, en Histoire. J'avais passé le Vendredi soir à larver lamentablement devant l'écran de l'ordi... déjà le goût de l'improvisation me gagnait...
En 1h tu vas bien t'en sortir
_ me disais-je _.
Il faut dire que lors d'une première
khôlle, dans une matière donnée, on ne sait pas précisément ce qu'on attend de nous, et comme on s'aperçoit qu'avoir appris par coeur ne sert pas à grand chose... eh bien, on y va "au feeling" _____ Et des fois on le regrète.
Personnellement je l'ai regrété quand j'ai tiré mon petit papillon de papier :
Les sociabilités paysannes sous l'Ancien Régime
J'ai buté longtemps pour rédiger mon intro, ai composé un plan dont je ne comprenais pas la cohérence moi-même....
Le pire dans ces moments là, c'est quand on comprend que l'heure a sonné, et qu'il faut se jeter à l'eau, se lever de sa petite chaise et aller retrouver la khôlleuse. On la regarde droit dans les yeux, on se donne un air assuré, on se lance, la voix tremble un peu, on entend un double-moi dans sa tête trépigner et hurler
*tu te plaannnnnnnnnnnnntes tu te plannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnntes________ C'est banaaaaaaal, c'est TERNE ce que tu fais*, et on continue... en voyant la khôlleuse prendre des notes frénétiques sur son petit carnet. Dans le même temps on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'elle va bien pouvoir poser comme
questions après, ce qu'on est en train de foirer. On se dit que dans 1 demi heure tout sera fini. Vu qu'on a pas le temps de tout rédiger pendant l'heure de préparation, on improvise.... on
rougit... on essaie de garder l'air de rien.
Ce jour là, je vous rassure (encore que... vous vous en fichez!), ce n'était pas un foirage complet. Elle a même trouvé ça plutôt bien, elle m'a tendu une petite fiche récapitulative et le sac de
croissants "Pour l'effort d'être venue" a-t-elle dit .
"Merci" Et en sortant j'avais envie de chanter
l'hymne à la joie, j'ai pris mes affaires dans la salle en faisant un grand sourire à celles après moi qui étaient en train de préparer:
"Bonne chance"Après ça... j'étais partie en ville m'acheter un livre sur la danse orientale en me sentant invincible....
Ah.... souvenirs, souvenirs que la Khôlle du Samedi....
Moralité = on peut se sentir euphorique après une khôlle, et même la réussir pas trop mal parfois, miraculeusement sans fournir des efforts titanesques [
To be continued pour cause d'ultimes devoirs à faire XD]